Kalashnikov
© Stéphane Trapier

Kalashnikov


de Stéphane Guérin mise en scène Pierre Notte avec Raphaëline Goupilleau, Annick Le Goff, Yann de Monterno, Cyrille Thouvenin
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durée 1h15

30 mai - 30 juin, 20:30
salle Roland Topor

dimanche, 15:30
relâche les lundis et le 2 juin


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Ma mère sniffait de la colle mais ce n’est pas héréditaire.
Petit noyau dur d’une famille d’électrons nerveux. Une cuisine, un salon, une télé. Partout, des références aux séries des années quatre-vingts, aux chanteurs de charme et aux airs connus des pubs assénées. La mère espère le retour du fils, le père grossit, le trans se prépare pour jouer les reines de Broadway. Un enfant grandit comme il peut, apprivoise son ennemi intérieur, « seule personne essentielle ». Quatre dans un espace domestique, toujours au bord du gouffre et d’une schizophrénie ordinaire : vivre sa vie ou se fondre dans les modèles. Kalashnikov est une bombe. Une explosion de sens, de signes, de drôleries grinçantes et de griffures tordantes. Chaque réplique fait mouche, et tue. C’est bête et méchant comme une baffe dans la tête d’un joli petit blond. Mais ça fait tant de bien. Cabaret trash, Kalashnikov passe en revue les folies des mythologies d’aujourd’hui, Cac 40, Marine Le Pen ou Lady Gaga opérées à foie ouvert et en chansons.
Élégant dandy de la débâcle, Stéphane Guérin est scénariste, auteur de chansons, poète. Il a signé pour Claire Nadeau, Micheline Presle, Sylvie Joly et autres des oeuvres noires et drôles : Messe basse, Les Soeurs cruelles, Playmobil carnage, ou La plage est très grande mais le sable est vieux et pas propre. Il trimballe une quarantaine nourrie aux cuisses bioniques de Super Jamie et à l’Ulysse de Joyce. Son acolyte Pierre Notte, auteur de Moi aussi je suis Catherine Deneuve ou de J’existe (foutez-moi la paix) (au Rond-Point en 2009), se colle à la mise en scène d’un texte qu’il n’a pas écrit. À deux, ils s’emparent de la famille branque où tout part en vrille, les mots et les images, les coeurs et les têtes, les culs et les chemises. Cauchemar claqué de couleurs vives, c’est une grenade à confettis, serpentins et bouts de peau. Gare aux éclats de tous genres et des plus mauvais.

production Théâtre du Rond-Point, coproduction Théâtre des 13 Vents / Montpellier – CDN Languedoc Roussillon, Le Prisme d’Élancourt – Communauté d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines, production déléguée la compagnie Les gens qui tombent, diffusion Nouvelle Scène, accueilli en résidence de création aux Deux îles / Montbazon
Ce spectacle bénéficie du soutien de l’Association Beaumarchais – SACD.
La pièce a reçu le prix du théâtre 2012 de la Fondation Diane & Lucien Barrière.

Télérama Têtu